Comment vérifier l’existence légale d’un fournisseur étranger ?
Mis à jour: 2026-10-22
Réponse courte
Vérifiez la raison sociale exacte du fournisseur dans le registre officiel des entreprises de son pays, puis comparez son numéro d'immatriculation, son adresse, ses dirigeants et son activité avec les documents qu'il vous transmet. Complétez ces contrôles par des références commerciales, une vérification bancaire indépendante et, si nécessaire, une recherche de crédit ou un contrôle professionnel.
Consulter le registre officiel des entreprises
Demandez la raison sociale exacte, le numéro d'immatriculation, le pays d'enregistrement et l'adresse légale du fournisseur. Recherchez ces informations dans le registre des entreprises ou auprès de l'autorité publique compétente du pays concerné. Vérifiez que l'entreprise est toujours active et que son activité déclarée est cohérente avec les produits ou services qu'elle propose. Les appellations commerciales peuvent différer de la raison sociale officielle.
Comparer les informations et les documents
Comparez les données du registre avec la facture pro forma, le contrat, le site officiel, les coordonnées professionnelles et les documents bancaires. Vérifiez notamment les différences d'orthographe, les adresses incohérentes et les numéros d'enregistrement manquants. Si le fournisseur utilise un nom commercial différent de celui de l'entité juridique, demandez un document expliquant le lien entre les deux.
Confirmer les dirigeants et les coordonnées
Lorsque les informations sont accessibles, vérifiez les dirigeants, les représentants autorisés et les bénéficiaires effectifs. Confirmez l'adresse et les coordonnées par un canal indépendant. Vous pouvez demander un échange vidéo avec les responsables commerciaux ou techniques, et solliciter des références de clients existants. L'existence légale d'une société ne prouve toutefois ni sa solvabilité ni sa capacité à exécuter votre commande.
Évaluer le risque avant de transférer des fonds
Pour une commande importante, envisagez un rapport de solvabilité, une vérification des sanctions applicables, une inspection d'usine ou un examen professionnel des documents. Vérifiez le titulaire du compte bancaire indépendamment et ne vous fiez pas uniquement à une pièce jointe envoyée par courrier électronique. Conservez les preuves de vos vérifications et suspendez la transaction si des contradictions importantes restent inexpliquées. Vous trouverez des conseils pratiques sur https://www.trade.gov/company-and-partner-risk.